Cette exposition s'est déroulée du 23 mai au 1er septembre 2013 au Coudenberg.

OmmegangAfficheOmmegang! Cher au coeur des Bruxellois, l’Ommegang constitue un moment de fête qui se déroule aujourd’hui dans les décors prestigieux du Sablon et de la Grand-Place.

Les origines de ce cortège remontent au milieu du XIVe siècle. A ses débuts, cette grande procession faisait un tour de la ville (d’où son nom en flamand, omme signifie en effet "autour" et gaan "aller") afin de commémorer l’arrivée miraculeuse de la statuette de la Vierge dite "Notre-Dame-à-la- branche" à Bruxelles. Cette précieuse effigie fut confiée aux arbalétriers. Ceux-ci l’installèrent dans l’oratoire qu’ils possédaient au Sablon.

Sous l’Ancien Régime, la ville entière participait à ces festivités et s’y mettait en scène. Toutes les composantes politiques, sociales, culturelles, militaires et religieuses de la cité défilaient dans une ambiance à la fois joyeuse et solennelle. Annuelle, la sortie de l’Ommegang avait ordinairement lieu le dimanche précédant la Pentecôte. A cette date, les arbalétriers organisaient un banquet au cours duquel ils élisaient leur Roy. Toutefois, l’Ommegang revêtait un caractère exceptionnel lors de Joyeuses Entrées ou lors de l’intronisation d’un souverain.

Au XVIIe siècle, période de déclin des anciennes gildes, la procession du Sablon perdit de son importance. Elle fut éclipsée par celle du Saint-Sacrement du Miracle, organisée par la paroisse des Saints-Michel-et-Gudule. Cette perte de prééminence se concrétisa en 1698 par le déplacement de l’Ommegang au lendemain de la fête du Miracle. A partir de cette date, en effet, le cortège religieux du Saint-Sacrement, accompagné des serments, des métiers et des représentants du pouvoir civil sortit le dimanche tandis que l’Ommegang, réduit à une cavalcade de chars et de géants, défila le lendemain, voire le surlendemain.

Le temps n’était plus à ces célébrations qui s’espacèrent. La dernière eut lieu en 1785 en présence des gouverneurs généraux, Marie-Christine et Albert de Saxe-Teschen qui en avaient d’ailleurs réduit le programme de manière considérable.

Au XIXe siècle, il n’y eut donc plus de sorties de l’Ommegang proprement dit mais la Ville de Bruxelles n’en utilisa pas moins le matériel en diverses occasions (cortèges commémoratifs, fêtes en l’honneur des souverains, jubilés…) La recréation du cortège se fit en 1930 pour les fêtes du Centenaire de la Belgique. Elle fut l’oeuvre d’Albert Marinus qui travailla en collaboration avec l’abbé Desmet, vicaire de l’église Notre-Dame-du Sablon, les membres du Grand Serment royal et de Saint-Georges et les artistes réunis par Constant Montald, alors directeur de l’Académie des Beaux-Arts. Depuis lors, l’Ommegang actuel commémore l’édition de 1549 qui se déroula en présence de Charles Quint, de ses soeurs et de son fils, le futur Philippe II. Cette sortie fut décrite avec précision par un chroniqueur espagnol, Cristobal Calvete de Estrella.

L’exposition préparée par le Centre Albert Marinus en collaboration avec le Coudenberg mettra en évidence toutes les facettes de ce prestigieux événement. Le fonds de dessins réalisés pour la recréation de 1930 (où se trouvent quelques très belles signatures telles Constant Montald, Paul Cauchie, Gisbert Combaz ou James Thiriar) sera présenté au public. L’adéquation entre la thématique et l’endroit de l’exposition -les restes archéologiques du Palais de Bruxelles où l’empereur annonça son abdication- ne manquera pas de donner à la manifestation une cohérence et un attrait particuliers.

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