GEANTS!

Affiche GEANTS 16 04 18 copieDepuis les temps reculés, les hommes ont imaginé des êtres gigantesques. La plus ancienne représentation de géants-surhommes date de l’Âge du bronze. Leur présence se retrouve dans les mythologies grecque, celtique, scandinave, japonaise… Qu’elles soient bienveillantes ou terrifiantes, les créatures hors taille élaborées par l’homme traduisent le respect ou la crainte qu’inspirent les dieux ou les héros. Selon Albert Marinus, les géants processionnels et de cortège expriment le besoin des masses de traduire de façon concrète et extraordinaire les idées et les sentiments ou les sentiments abstraits, particulièrement dans le domaine du surnaturel et du merveilleux.
A l’origine, les géants sont des accessoires de jeux processionnels. Leur apparition est liée à la célébration de la Fête-Dieu, décrétée par l’évêque de Liège en 1246 puis étendue par le pape à toute la chrétienté. La première mention de géants processionnels est portugaise : on les voit défiler dans la procession d’Alanquer dès 1265. Le phénomène gagne toute la péninsule ibérique, on signale leur présence à Tolède (1280), à Séville (1282) et à Barcelone (1319).
Dans nos régions (les Pays-Bas), les archives attestent l’existence de géants dans l’ensemble des Pays-Bas au XVe siècle : Goliath y virevolte dans les cortèges processionnels en compagnie du Cheval Bayard (et des quatre fils Aymon), de saint Georges affrontant le Dragon et de saint Christophe. Samson apparait également ça et là. Les géants personnifient des héros bibliques ou légendaires plus imposants que le commun des mortels. Ils figurent dans les tableaux et autres jeux processionnels aux côtés de monstres d’osiers, d’acteurs et de figurants. Ils participent à l’édification religieuse d’un public illettré en incarnant des épisodes de la Bible ou de la vie des saints. Ils servent aussi d’attractions lors de ducasses ou de fêtes patronales.
Les géants se multiplient durant les XVIe et XVIIe siècles. On assiste en effet à la naissance de nouveaux mannequins, pour la plupart anonymes (leurs noms ne sont pas repris dans les archives), et de toute une ménagerie d’animaux fantastiques. La personnalité des géants s’humanise au fil du temps. Ainsi, le terrible Goliath reçoit une épouse et, même dans certains cas, des enfants. Car en 1575, pour la première fois, des enfants-géants naissent à Namur. La tendance à créer des familles va en s’accentuant. Ainsi en 1785, Bruxelles peut s’enorgueillir de posséder onze géants et dix-huit monstres d’osier.
La fin du XVIIIe siècle est fatale à de nombreux géants. Leurs sorties sont désormais très épisodiques. Dans un souci de rationalisation, Joseph II épure les processions et réglemente les réjouissances profanes. Ensuite, la Révolution française fait détruire les mannequins gigantesques sous prétexte qu’ils incarnent la superstition et l’intolérance. Dans nos régions, en 1819, le gouvernement hollandais interdit la présence d’éléments profanes dans les cortèges religieux en raison de leur "inconvenance". Bien souvent, les villes vont garder leurs géants et les sortir lors des ducasses, des kermesses et d’autres fêtes laïques. Néanmoins, les géants ne sont plus très à la mode car ils subissent au même moment la condescendance de la bourgeoisie. Heureusement, l’ostracisme à leur égard ne dure pas, les géants vont en effet connaître un regain d’intérêt durant la seconde moitié du siècle. Servant à exalter le patriotisme de la jeune nation belge, ils sortent en toute occasion : fêtes patronales, carnavals, défilés, inaugurations… A Ath, on crée Mademoiselle Victoire et Tyrant, symbole des archers, se transforme en Ambiorix.
Malgré deux conflits mondiaux, le XXe siècle les choie. Dès la fin des années vingt, les vieux mannequins d’osier sont restaurés et de nouvelles figures gigantesques sont créées. Le mouvement
s’accélère après la fin de Seconde Guerre mondiale. Cependant, les motivations ne sont plus les mêmes : les géants ne représentent plus des figures bibliques ou mythologiques. Ce sont désormais des héros de l’histoire ou de légendes locales, de simples contemporains sympathiques; certains incarnent un métier, d’autres personnifient un quartier. Eléments indispensables de la fête, ils constituent désormais une affirmation identitaire. Incarnant un pouvoir attractif.

 

Palais du Coudenberg (Bruxelles), du 17 mai au 2 septembre 2018

 

ENSORCELER - GUERIR

Affiche EG 12 06 2017Ensorceler – Guérir. Pourquoi ce thème? Parce qu’il est universel et qu’il constitue une des préoccupations majeures de l’humanité. Il fait échoau Bien et au Mal, aux forces positives et négatives inhérentes à la conception du monde dans la grande majorité des cultures. Dans la plupart des sociétés, ces forces, synonymes de surnaturel et de dialogue avec l’au-delà, sont associées aux esprits, au monde des morts, lesquels peuvent s’avérer, selon les circonstances, bénéfiques ou maléfiques. L’homme, comme on le sait, explique ses relations avec le monde invisible, le monde l’au-delà et des esprits, à travers ses mythes, il extériorise ses croyances et les met en scène à travers les rituels.
Le Mal s’explique différemment selon les lieux et les époques, il n’en est pas moins toujours présent. Ainsi, le mythe de Pandore le décrit dans la Grèce antique. Afin de punir les hommes, Zeus, leur envoie la première femme, Pandore, qu’il avait créée avec l’aide d’autres dieux. La mortelle ouvre la fameuse boîte (en réalité une jarre) dont s’échappent tous les maux. Dans le bouddhisme tibétain, la Roue de la Vie reproduit le schéma que le Bouddha aurait lui-même découvert en cherchant les causes de la douleur universelle. La Roue représente le Samsara, cycle des morts et des renaissances. Par ailleurs, a contrario, le mythe d’un Paradis terrestre, d’un Jardin des délices, d’un monde sans mal ni souffrance se retrouve dans un grand nombre d’imaginaires humains.
Lorsqu’il recourt au médecin ou au guérisseur, le malade, se soumet au pouvoir de ce dernier, à qui il demande de nommer l’objet de son mal et de lui enlever. Il y a pouvoir réel lorsque la guérison se fait avec des médicaments, et pouvoir imaginaire ou rituel sacré, quand il y a une implication d’un esprit ou intervention d’une force surnaturelle destinée à exorciser la souffrance causée par un envoûtement. Face au tourment et à la mort, qui s’imposent de manière inéluctable, la pensée magique a toujours représenté pour l’homme la possibilité d’échapper à la conscience de sa propre faiblesse ainsi qu’aux sentiments d’anéantissement et d’angoisse que celle-ci provoque.
Maléfice et guérison constituent in fine deux aspects d’une même réalité. D’un côté, il s’agit d’infliger un charme à autrui ou de l’ensorceler. De l’autre, on tente de se débarrasser d’un mauvais sort. Bien sûr, les rituels sont différents mais les chamans et les sorciers sont dépositaires d’un savoir qui leur permet d’invoquer les forces du bien comme celles du mal.  Pour devenir capable de guérir les autres hommes (et faire le bien), le futur chaman doit s’exposer à la violence maléfique sous toutes ses formes. Il doit se laisser submerger plus longuement et plus complètement que les mortels ordinaires afin d’émerger en triomphateur. Il lui faut démontrer, en somme, qu’il n’est pas seulement le protégé de la violence mais qu’il participe de sa puissance, qu’il peut maîtriser jusqu’à un certain point la métamorphose du maléfique en bénéfique et inversement. Il doit donc solliciter l’esprit nuisible et malin, le provoquer et le canaliser, le lancer sur la personne (la maison, la communauté) visée et engendrer ainsi la maladie, le malheur ou la mort.
Lors de rituels de guérison et de divination, les chamans qui servent de relais avec l’au-delà utilisent des masques rituels qui combattent la maladie. Leur action peut aussi s’inscrire dans une dimension bénéfique beaucoup plus large et ne pas se concentrer sur un individu. En effet, ces pratiques qui sollicitent l’intervention d’un esprit  considéré comme redoutable et tout-puissant peuvent également être liées à l’agriculture et à la fertilité (obtention de bonnes récoltes),  elles peuvent jouer un rôle dans la cohésion ou le bien-être d’une société, elles peuvent éloigner les catastrophes naturelles, les épidémies et les dangers encourus par l’homme, les plantes ou le gibier, elles peuvent expulser les démons d’un corps malade, d’une maison ou d’une communauté, elles peuvent annihiler les influences maléfiques et démoniaques, elles peuvent obtenir santé et prospérité ou maintenir l’ordre et la justice, elles peuvent évoquer l’organisation cosmique et rejouer la création du monde. Le Centre Albert Marinus avec  la complicité du Musée international du carnaval et du Masque (Binche) et du Surnateum (Bruxelles) s’échappe pour un moment des thématiques liées à notre pays  pour nous entraîner à la découverte des rituels  lointains et exotiques. Si vous désirez connaitre le rôle exact d’un bâton trembleur, d’un nkisi ou d’une figurine d’envoûtement, si vous rêvez de savoir comment fonctionne un accordéon divinatoire, si la confrontation avec un fétiche d’Afrique centrale ou un masque Egungun ne vous fait pas peur, si vous vous intéressez aux rituels d’exorcisme chinois ou à ceux des Indiens d’Amérique,  l’exposition Ensorceler - Guérir est faite pour vous.
Elaborée par le Centre Albert Marinus avec la collaboration du Musée international du Carnaval et du Masque (Binche) et du Surnateum (Bruxelles), l’exposition accueille également plusieurs œuvres des plasticiens contemporains qui prolongent par leur travail le propos de l’exposition.

La Médiatine (Bruxelles), du 7 septembre au 8 octobre 2017 et Musée international du Carnaval et du Masque (Binche), du 24 mai au 23 septembre 2018

 

OSCAR JESPERS DANS SA MAISON

Affiche Oscar Jespers WEBFils du sculpteur Emile Jespers, Oscar Jespers (1887- 1970) nait à Borgerhout en 1887.

Il fréquente très tôt l’Académie d’Anvers où il effectue sa formation de sculpteur avec, entre autres, Thomas Vinçotte. Jespers acquiert une formation solide : il apprend ainsi à mémoriser les traits d’un visage et à passer par l’esquisse ou le dessin afin de fixer les grandes lignes de l’œuvre à venir. Vinçotte incite également ses élèves à travailler tous les matériaux de la même manière qu’il s’agisse de marbre ou de plâtre.

En 1912, Oscar Jespers s’installe dans son propre atelier où il réalise ses premières œuvres. Deux ans plus tard, lui et son frère Floris, qui deviendra un peintre renommé, se lient d’amitié avec le poète Paul van Ostaijen. Celui-ci est également engagé dans le mouvement flamand. La sympathie mutuelle qui lie le sculpteur et le littérateur les amène à collaborer à la réalisation du premier recueil en vers dadaïste en langue néerlandaise Bezette stad. Le volume paraît en 1921 avec des illustrations de style cubiste dues à Jespers. Durant la Première Guerre mondiale, le sculpteur participe à ses premières expositions : aux Pays-Bas où il se trouve durant les premiers mois du conflit puis à Anvers et à Bruxelles (Galerie Georges Giroux). Peu après, le sculpteur expose à la Galerie Sélection et entre en contact avec ses fondateurs, Paul-Gustave van Hecke et André de Ridder qui deviendront des amis. En 1916, il épouse Mia Carpentier qui lui sera un constant soutien.

Ses œuvres de l’époque montrent l’influence d’Auguste Rodin et de Rik Wouters mais aussi de Constantin Meunier, Georges Minne et Fernand Schirren. Jespers va très vite évoluer vers un style éclectique confinant à l’expressionisme. Cependant il subsiste peu de choses de la période 1918-1921, le sculpteur ayant détruit une partie de sa production la considérant comme trop expérimentale et non conforme à ses souhaits. A partir de 1921 et durant une décennie, Oscar Jespers taille dans la pierre blanche et dans le granit belge une série de têtes qui constituent un ensemble autonome (Perle fine 1925, Boxeur 1926, Tête de femme 1929...). A cette occasion, le sculpteur affirme que le bloc de pierre brut doit rester le plus visible possible malgré l’intervention de l’artiste. A la même époque, Jespers réalise une série de nus qui sont au nombre de ses œuvres les plus abouties. Certaines de ses sculptures sont alors influencées par l’art africain qu’il admire beaucoup et qu’il découvre à la fois via des expositions et via les ouvrages qu’il acquiert pour sa bibliothèque. La fin de la décennie 1920 apporte à Oscar et à Mia Jespers son lot de deuils : ils perdent leur petite fille Hella âgée de cinq ans en 1927 et leur grand ami Paul van Ostaijen est emporté par la tuberculose un an plus tard.

En 1927, lors de la création de l’Institut supérieur des Arts décoratifs (La Cambre), Henry van de Velde offre à Oscar Jespers la direction de la classe de sculpture. Cette proposition entraîne le déménagement de la famille Jespers d’Anvers à Bruxelles et la construction du magnifique immeuble-atelier réalisé par Victor Bourgeois sis au 149 avenue du Prince héritier à Woluwe-Saint-Lambert.

Bien intégré dans le milieu artistique de son époque, Oscar Jespers fréquente, entre autres, Edgard Tijtgat, Léon Spilliaert, Constant Permeke, Henri Puvrez, Rodolphe Strebelle, Gustave Camus, Fernand Schirren, Hubert Malfait et Frits van den Berghe mais aussi Wassily Kandinsky (qui séjourne chez lui en 1929), Max Ernst, Hans Arp, Heinrich Campendonk avec lesquels il correspond et échange des oeuvres.

Si au début de la décennie 1930, Oscar Jespers réalise une série de sculptures expressionnistes en petit granit ou en marbre qui constituent l’un des sommets dans sa production, il n’hésite pas à s’attaquer à des œuvres plus monumentales (Naissance, Le lutteur, le Monument funéraire à Paul van Ostaijen...). Celles-ci lui permettent d’obtenir des commandes officielles via le Ministère des Affaires économiques pour les Expositions universelles de 1935 (Bruxelles) et 1937 (Paris). Pour celle de Paris, il réalise pour le Pavillon belge un bas-relief monumental de 6 mètres sur 6 en cuivre martelé ayant pour titre La Belgique au travail (aujourd’hui au Middelheim d’Anvers). Prouvant l’éclectisme de son talent et de ses centres d’intérêt, il réalise un service en porcelaine destiné au roi et, à la demande de la Monnaie royale de Belgique, une série de pièces de monnaie (5, 10 et 25 centimes).

A la veille de la guerre mondiale, il réalise encore une œuvre monumentale pour le pavillon belge de l’Exposition universelle de New York (1939). Avec l’aide de son ami Henri Puvrez, il donne en effet une nouvelle version de La Belgique au Travail, en terracotta, de 3 mètres sur 12. En 1941, il entre à la Koninklijke Vlaamse Academie van Wetenschappen, Letteren en Schone Kunsten van België. Durant l’occupation, il produit encore quelques œuvres de grandes dimensions : L’hiver (Bruxelles, Parc du Cinquantenaire, côté avenue de la Joyeuse Entrée), le Christ et les quatre fondateurs de l’ordre cistercien (abbaye d’Orval) et les deux bas-reliefs illustrant l’histoire des postes et communications (Bruxelles, Offices des Chèques postaux). Il exécute aussi des têtes en terracotta qui sont autant de portraits (Madame Carlo Bronne, Els Dieker, Paul, Blanche Janssens..) et réalise des nus féminins de petite taille pleins de finesse et de nuances.

Après la Seconde Guerre mondiale, il continue cette thématique mais dans des formats plus imposants qui seront exécutés en bronze. Ceux-ci expriment la plénitude et la féminité d’une manière tranquille, heureuse et rayonnante. In de Zon (1946), réalisé en trois versions, en est un exemple frappant. Oscar Jespers revient ensuite au ciseau et travaille à nouveau la dure pierre et le marbre, pour réaliser des portraits et des œuvres monumentales. En 1952, il donne une version des Quatre saisons pour la façade de la Caisse générale d’Epargne et de Retraite (rue Fossé aux Loups).

Oscar Jespers est désormais un artiste internationalement reconnu. Les expositions qui accueillent ses œuvres se déroulent tant en Belgique qu’à l’étranger. Il participe à la Biennale de Sao Polo (1951) et représente la Belgique à la Biennale de Venise (1960). Il devient titulaire de multiples distinctions honorifiques belges et étrangères et reçoit le prix quinquennal de la sculpture décerné par l’Etat belge en 1960. Parmi les œuvres significatives de la dernière époque, on peut citer le buste officiel de Théo Lefèvre réalisé à la demande expresse de celui-ci. Durant les séances de pose, les deux hommes se fréquentent et deviennent amis.

Oscar Jespers décède le 1er décembre 1970 à son domicile de Woluwe-Saint-Lambert. Sa tombe se trouve au cimetière d’Etterbeek (Wezembeek-Oppem) où il rejoint son épouse (décédée en 1964) et sa petite fille dans le caveau surmonté de la sculpture Teddybear.

Son oeuvre riche et variée restera comme un témoignage significatif d’une époque charnière dans l’histoire de l’Art.

Présenter cette évocation de la vie et de l’oeuvre d’Oscar Jespers dans la maison-atelier qu’il fit construire par Victor Bourgeois selon ses souhaits est pour le Centre Albert Marinus une occasion sans pareille d’évoquer l’artiste et l’influence de ce lieu exceptionnel sur sa vie et sa production. Cette exposition, quasiment unique en son genre, est mise sur pied par le Centre Albert Marinus en collaboration avec le Service de la Culture de la commune de Woluwe-Saint-Lambert, Jean-François Declercq (occupant actuel des lieux), Paul et Denise Jespers (fils et belle-fille de l’artiste et propriétaires de la maison) et la Fondation CIVA Stichting.

Maison d'Oscar Jespers (Woluwe-Saint-Lambert) du 20 octobre au 11 décembre 2016

 

RECONSTRUIRE

affiche RECONSTRUIRE 11 04 2015La Première Guerre mondiale plonge la Belgique dans la stupeur et le chaos. Que peut la petite armée belge contre la furie teutonne dont les forces suréquipées sont quatre fois supérieures? Après une retraite désordonnée, le front se stabilise derrière l’Yser et l’occupation commence pour le reste du territoire. Elle se prolonge un peu plus de quatre ans et est très dure. Le problème majeur est celui de l’approvisionnement en denrées alimentaires. L’agriculture et l’industrie sont assujetties aux diktats allemands et les importations sont pratiquement à l’arrêt. L’économie est au service de la machine de guerre ennemie. L’armistice qui sonne la fin du conflit en novembre 1918 laisse un goût d’amertume aux combattants du front et aux Belges occupés.
Il faut donc remettre le pays sur pied. Les villes dévastées (Dinant, Louvain, Ypres, Termonde, Aerschot entre autres) sont nombreuses. Que convient-il de faire? Faut-il reconstruire les centres à l’identique, c’est-à-dire comme avant? Faut-il adapter les voiries? Faut-il rebâtir dans un style historiciste ou suivre une option moderne? En règle générale, les cités belges choisiront la voie la plus consensuelle et opteront pour des bâtiments réalisés dans des styles historiques (gothique, baroque, classique) sans craindre toutefois de les interpréter.
Un autre problème de taille attend la réponse des autorités. Le conflit a empêché de moderniser et de renouveler l’habitat ouvrier. Selon les estimations, la pénurie dépasse les 200.000 logements par rapport à la situation d’avant-guerre (qui était déjà déplorable!). Face à ce manque criant, les urbanistes proposent une double solution: le bloc de logements communs et la cité-jardin. Cette dernière option remporte nettement leurs suffrages.  
Le concept de la cité-jardin est né en Grande-Bretagne à l’extrême fin du XIXe siècle. Des urbanistes comme Ebenezer Howard et Raymond Unwin repensent alors l’idée de ville à un moment où celle-ci est devenue synonyme d’industrialisation et de pollution. Leur but est d’allier zone urbaine et campagne. Pour ce faire, ils insistent sur les données suivantes : densité faible du bâti par rapport à la superficie; maisons unifamiliales entourées de jardins et d’espaces verts; rues sinueuses aux perspectives fermées, conçues comme zones de contact pour les habitants riverains; création d’une véritable communauté solidaire  avec équipements collectifs (bibliothèque, écoles, salles de jeux couvertes, terrains de sport…).
Le principe novateur passe sur le continent et la Belgique n’est pas en reste : la Société Nationale des Habitations à Bon Marché, créée après la Première Guerre mondiale et chargée d’encourager les initiatives des sociétés coopératives de locataires en leur accordant des prêts avantageux, l’adopte elle aussi.  De nombreux exemples de cités-jardins (qui devraient plus justement s’appeler des quartiers-jardins) sont réalisés dans notre pays comme Klein-Rusland à Zelzate ou Batavia à Roulers. Bruxelles voit également se bâtir des très beaux ensembles (environ vingt-cinq) dont le premier est La Roue à Anderlecht (1920) et le plus célèbre Le Logis-Floréal à Watermael-Boisfort.
De son côté, Woluwe-Saint-Lambert peut s’enorgueillir de la cité du Kapelleveld qui s’élève à partir d’août 1922 sur des terrains vierges de toute construction, donc à bas prix. Louis Van der Swaelmen, urbaniste-paysagiste, est chargé de l’aménagement général.  Quatre architectes fournissent les plans des habitations: ce sont Antoine Pompe, Huib Hoste, Paul Rubbers et Jean-François Hoeben. Ensemble, ils conçoivent plus de quatre cents maisons et dix immeubles de commerce. Les travaux durent jusqu‘en 1926.
Le bâti de Kapelleveld  s’adapte parfaitement à la topographie du terrain et met l’accent sur les espaces verts (jardinets situés à l’avant des maisons, jardins plus vastes de l’arrière, artères arborées, places…). Ceux-ci sont d’ailleurs un peu plus vastes qu’ailleurs, les habitations étant -à la demande des autorités communales- destinées aux employés et à la classe moyenne. Aussi, le nombre de maisons à l’hectare ne dépasse pas les douze. Le plan de la cité contrevient, comme souvent sur le continent, aux préceptes des théoriciens anglais car les artères principales sont rectilignes et non sinueuses. En dehors de cela, la diversification des parties provient des styles différents des architectes. Huib Hoste -par exemple- ne craint pas d’utiliser le langage moderniste pour ses constructions. Leur caractère "exotique", ou tout au moins résolument différent, ne manque pas de surprendre les habitants des alentours qui donnent à l’endroit le surnom de "Maroc". Au total, la cité constitue un champ d’expérimentation important où se confrontent des techniques mais aussi des conceptions architecturales fort différentes.
Même si la réalisation est incomplète (les plans de Hoste pour des constructions de hauteur moyenne et des immeubles à appartements ne seront pas réalisés), Kapelleveld se présente comme un modèle exemplaire et plein d’enseignement de cité-jardin. Ce quartier de Woluwe-Saint-Lambert est aujourd’hui encore un lieu de vie combinant un habitat social remarquable avec des espaces verts de qualité.  
L’exposition, qui s’inscrit dans les célébrations du Centenaire de la Première Guerre mondiale, se divise en deux parties. La présentation de Kapelleveld, de sa conception et de son histoire, est dévolue au Centre Albert Marinus (Musée de Woluwe-Saint-Lambert). Les étudiants et professeurs des ateliers Images Plurielles et Photographie de l’Ecole supérieure des  Arts de l’image Le 75, ont été invités  à porter un regard actuel sur la vie dans la cité Kapelleveld. Nous découvrirons quelle perception ont ces jeunes artistes de son architecture, ses habitants, sa mémoire et son histoire ou comment ceux-ci traduisent en images la vie de cette époque postmoderniste. L’exposition a été réalisée avec la collaboration de la Fondation CIVA Stichting.

La Médiatine (Bruxelles) du 28 avril au 12 juin 2016 

 


MONTRER - DISSIMULER

Masques Affiche Finale 30 07 15 sitePrésent dans toutes les sociétés, le masque figure parmi les expressions les plus anciennes de la culture humaine. Plusieurs sites préhistoriques du Paléolithique montrent déjà des hommes portant des têtes d’animaux dans les représentations d’art pariétal. La signification de ces images reste néanmoins mystérieuse. L’usage du masque est également lié aux pratiques religieuses du Proche-Orient et du monde gréco-romain célébrant la fertilité, la fécondité et l’ivresse. Dans nos sociétés, les masques sont particulièrement utilisés dans les festivités du cycle de l’hiver, c’est-à-dire durant la période qui va du début décembre (fête de saint Nicolas) à l’équinoxe de printemps. Depuis le Haut Moyen Age, des fêtes pré-canarvalesques se développent entre Noël et l’Epiphanie mais les vrais carnavals ont lieu durant la période qui précède le Mardi Gras et lors de celui-ci. A ces occasions, l’ordre socialet les hiérarchies sont mis à mal. Danses,mascarades, cortèges, parodies, spectacles de rue défiant le pouvoir animent la plupart des cités et des villages d’Europe.
Pour un profane, le terme de masque peut s’avérer trompeur. Le masque ne se limite pas à l’objet stricto sensu. En réalité, il comprend l’ensemble du costume et des accessoires qui complètent le déguisement. Il est par ailleurs également fondamental de replacer le masque dans son contexte et nécessaire de prendre en considération les relations qui le lient à la fête. Moments de l’usage, danses, appartenance à la communauté et identités s’avèrent aussi importants que l’objet lui-même pour appréhender le phénomène. Les masques et les rituels qui les accompagnent restent un moyen privilégié de communication sociale. Dans les régions rurales, les masques conservent bien souvent leur portée symbolique destinée à favoriser le déroulement de l’année, à assurer la prospérité de la communauté, à éloigner le malheur. Mais ils s’adaptent aussi, évoluent en fonction des transformations de la société qui les a fait naître. Leur sens initial peut s’affaiblir, se modifier, ce qui ne signifie pas que les masques disparaîtront pour autant. L’exposition Montrer – Dissimuler. Traditions du masque en Europe a pour but d’examiner le rôle et les fonctions du masque à travers cinq thématiques révélatrices : le démoniaque, les genres, les animaux, le théâtre et les rites funéraires. Les masques ont de multiples fonctions mais ils jouent beaucoup sur les oppositions : homme/animal, mort/vivant, homme/femme, jeunes/vieux, autochtones/étrangers, profane/sacré, réel/fiction…
Ils peuvent revêtir des significations extrêmement diverses - sociales, ludiques, cathartiques, magiques, initiatiques…- mais leur universalité (ils se retrouvent partout) peut s’expliquer par le besoin que l’homme a en lui de manifester à autrui ses craintes et ses désirs. S’adresser au Musée de Binche pour l’élaboration de cette exposition est une évidence. Les collections de l’institution sont mondialement connues, elles comptent des milliers de pièces. Profitant de cette opportunité, le Centre Albert Marinus est particulièrement fier d’accueillir durant deux mois une sélection de masques choisis parmi les plus étonnants et d’offrir au public bruxellois l’occasion d’aller à la rencontre
de fonds méconnus ou rarement présentés.

Musée de Woluwe-Saint-Lambert, (Maison Devos) du 1er octobre au 22 novembre 2015

 


SNEAKERS!

SneakersExpoDix ans après son exposition Chaussures!, le Centre Albert Marinus revient sur un aspect du sujet, plus pointu et plus révélateur de notre temps : les sneakers.

Depuis de nombreuses années, les chaussures de sport quittent le domaine spécifique pour lequel elles ont été créées et descendent dans la rue. Elles constituent dès lors un accessoire indispensable, qu’il s’agisse du connaisseur le plus pointu ou du simple usager, de l’adulte ou de l’enfant. Le but de l’exposition est de présenter l’histoire du phénomène et d’en expliquer la portée sociologique. Pourquoi telle marque constitue un sésame pour l’appartenance à un groupe? Pourquoi le succès de tel modèle? Pourquoi accède-t-il à l’intemporalité? Pourquoi celui-ci se démode-t-il? Pourquoi devient-il culte? Pourquoi la haute couture s’ empare-t-elle d’un produit de masse? Quelles conséquences ce succès a-t-il sur l’industrie de la chaussure?

La Médiatine (Bruxelles), du 28 mars au 2 juin 2015 et  

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TOONE VII, JOSE GEAL

TooneExpoPour autant qu’on puisse le savoir, les marionnettes remontent à la plus haute Antiquité. Hérodote, parmi d’autres, a consigné dans ses récits les performances des montreurs de figures animées. Leur art était tel qu’il imitait la vie à s’y méprendre, provoquait les rires du public et arrachait des larmes aux spectateurs sur des malheurs considérés comme plus graves que les infortunes du quotidien. Les anecdotes les plus surprenantes nous viennent d’Asie où les chroniques racontent l’histoire savoureuse de ces assiégés qui, connaissant le goût du général assiégeant pour les jeunes femmes, firent danser sur les remparts de leur ville des silhouettes animées. La femme du général, craignant d’être trompée, fit aussitôt pression sur son mari pour qu’il levât le siège.

Le culte des ancêtres, la magie, les préparatifs entourant les chasses, certaines cérémonies propitiatoires ont dû engendrer la création des masques et des premières marionnettes. Sans doute faut-il placer leur origine en Extrême-Orient mais les spécialistes hésitent encore entre l’Inde et la Chine. Cette tradition s’est ensuite répandue, touchant les civilisations d’Indonésie, du Siam et du Cambodge et triomphant dans ces régions sous la forme très particulière du théâtre d’ombres. Le répertoire joué était constitué de grandes épopées où se mêlaient la guerre, l’amour et la mort, le culte des dieux et les grands sentiments. Traversant le continent à l’occasion des invasions, la tradition se retrouve à Rome et en Egypte puis en Afrique où elle est associée au masque et représente les parents disparus.

Maison de la Marionette (Bruxelles), à partir du 22 novembre 2014

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PHIL VAN DUYNEN - SORTED WORKS

PhilExpoSéduit par la vision sensible et décalée que Phil van Duynen (1962) a donnée de l'Ommegang lors de l’exposition du Coudenberg, le Centre Albert Marinus a décidé de présenter au public une sélection d'oeuvres significatives de son travail.

Issu de l'Ecole nationale supérieure de la Cambre, hautement récompensé lors de sa sortie pour un carnet de voyage ramené du Brésil, Phil van Duynen se lance rapidement dans une production intensive d'images tant à Paris qu'à Bruxelles. Il n’a depuis lors jamais abandonné cette passion. Associé du groupe de design graphique Communiqué dès 1986, il consacre la majeure partie de son temps à la publicité. En 2004, il accède au poste de directeur créatif d’Ogilvy Belgium. Il dirige aujourd’hui une nouvelle agence créative Adopt, à l’attention des professionnels et des annonceurs, dédiée à l’optimisation des idées. Son emploi du temps, extrêmement chargé comme on l’imagine, ne lui a pas permis jusqu’ à aujourd’hui d’exposer son travail personnel en tant que photographe. Mais ses instantanés ramenés de l’Ouest américain lui ont tout de même valu d’être invité par Christophe Ruys en 2007 au Fotomuseum d’Anvers. Témoin privilégié, observateur narquois du monde qui l’entoure, Phil van Duynen réalise des images dont aucune n’est jamais gratuite. Ses oeuvres sont chargées de sens, tout y est symbole et mythologie. Malgré une évidente volonté d’être direct, Phil van Duynen ne rend pas la lecture de ses oeuvres immédiate. Le spectateur confronté à ses compositions n’en découvre la signification qu’après un cheminement de l’oeil. Il faut en effet regarder attentivement ses photos pour remarquer que l’artiste ajoute une quantité de détails symboliques et de textures au moyen de programmes informatiques. Ceux-ci n’apparaissent pas au premier regard et ajoutent encore au sens de l’oeuvre. Cette démarche est évidemment inhérente à son travail de publicitaire mais elle s’inscrit parfaitement dans son parcours d’artiste. Attentif au vécu quotidien, aux rites et aux traditions, Phil van Duynen n’en est pas moins un artiste engagé. Habitué aux prix, confronté régulièrement dans son travail aux plus grandes multinationales, il n’en a pas pour autant perdu sa volonté de critiquer la société et d’en montrer les côtés négatifs. Son oeuvre comporte plusieurs parties. Outre ses réalisations en matière de publicité, il y a son regard sur le Sud-Ouest des Etats-Unis, à l’occasion duquel il commence à travailler l’image de manière digitale. Ce qui retient l’attention du visiteur dans cette région, c’est la démesure de ses sites naturels. Phil van Duynen relève autre chose : sur l’arrière-plan de cette nature grandiose, muette et malmenée, il témoigne du déclin de la puissance économique américaine, encore aggravé par l’inaction et les mauvais choix de l’administration Bush, il met en évidence pêle-mêle l’emprise des évangélistes ultra-conservateurs, la présence de la communauté latino, les indiens navajos parqués dans leurs réserves et la démesure de Las Vegas et d’Hollywood.

Musée de Woluwe-Saint-Lambert, (Maison Devos) du 16 octobre au 30 novembre 2014

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LE MONDE D'HENRY DORCHY

DorchyExpoPersonnalité complexe, Henry Dorchy (1920-2002) était un homme aux multiples centres d’intérêt. A la fois pédagogue, savant, auteur de nombreux ouvrages de référence et plasticien en quête perpétuelle de renouvellement, il s’est mis un point d’honneur à refuser toute compromission. Craignant d’être étouffé par les contingences du milieu de l’art, il n’a pas hésité, par exemple, à se mettre en danger en abandonnant une abstraction de bon ton pour l’époque, au profit d’un style figuratif très personnel.

Fils d’un dessinateur industriel, Henry Dorchy s’initie très jeune à la peinture. Son parcours de peintre débute par une figuration assez convenue pour évoluer au début des années 1950 vers l’abstraction au contact de Georges Creten (1887-1966) et de Louis Van Lint (1909-1986) qu’il considère autant comme des amis que comme des maîtres. Henry Dorchy revient ensuite à un expressionnisme figuratif dans les années 1970.

Artiste polymorphe tant par le sujet que par le support, il s’intéresse aux changements du monde qui l’entoure et renouvelle souvent sa manière. L’originalité de son oeuvre empêche de la classer arbitrairement.

 Musée de Woluwe-Saint-Lambert, (Maison Devos) du 20 février au 20 avril 2014

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OMMEGANG!

AFFICHEOMMEGANGBilingueCher au coeur des Bruxellois, l’Ommegang constitue un moment de fête qui se déroule aujourd’hui dans les décors prestigieux du Sablon et de la Grand-Place.

Les origines de ce cortège remontent au milieu du XIVe siècle. A ses débuts, cette grande procession faisait un tour de la ville (d’où son nom en flamand, omme signifie en effet "autour" et gaan "aller") afin de commémorer l’arrivée miraculeuse de la statuette de la Vierge dite "Notre-Dame-à-la- branche" à Bruxelles. Cette précieuse effigie fut confiée aux arbalétriers. 

Palais du Coudenberg du 23 mai au 1er septembre 2013

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CHOCOLAT!

AFFICHECHOCOLATConsommé de manière quotidienne, le chocolat appartient à l’imaginaire des Belges. Lié aux souvenirs de l’enfance, sa consommation a le pouvoir de faire revivre les souvenirs et d’évoquer les impressions fugitives du passé.

Le but de cette exposition, qui s'est déroulée du 16 février au 13 mai 2012, est de mettre en évidence les origines et l'évolution de la consommation du chocolat à travers un ensemble de gravures, d'ouvrages anciens, d'affiches, de pièces d'orfèvrerie, de faïence et de porcelaine mais aussi d'une exceptionnelle collection de moules anciens.

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LE MONDE DE PIERRE-YVES RENKIN

AFFICHE PYR FINALEEn accueillant, du 13 janvier au 20 mars 2011, les collections de Pierre-Yves

Renkin, le Centre Albert Marinus a mis cette fois en évidence les centres d'intérêt d'une personnalité hors du commun dont la curiosité, l’originalité et le talent sont les caractéristiques premières.
En effet, dès l’adolescence, Pierre-Yves Renkin se passionne pour la représentation des animaux et s’intéresse à cette technique souvent considérée comme étrange qu’est la taxidermie.

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CHINOISERIES

affiche europalia blanchePrenant pour thème la fascination exercée par la Chine sur l'Occident, l'exposition Chinoiseries s'est déroulée du 15 octobre 2009 au 3 janvier 2010. Cet événement a pris place dans la programmation du festival Europalia-Chine.
Objets européens dont l'inspiration est clairement orientale, les Chinoiseries sont le reflet d'une Chine rêvée et fantasmée, d'une Chine sur laquelle l'Europe projette ses propres aspirations.

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LE TEMPS

affiche le temps feuilletL'exposition organisée par le Centre Albert Marinus qui s'est déroulée au Musée Communal de Woluwe-Saint-Lambert du 13 septembre au 9 décembre 2007était consacrée au Temps.
Est-ce parce qu’il est insaisissable et qu’il s’avance de manière inexorable que le temps ne se prête pas à une définition claire et simple? Pour peu que l’on s’y essaie, on se perd dans des imprécisions et on se confronte à des notions parfois contradictoires : durée, succession, évolution, changement... Pourtant sa place dans les expressions du langage courant, mais aussi en littérature, en philosophie et en sciences, est illimitée.

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LE PETIT CHAPERON ROUGE

affichechaperonL'exposition organisée par le Centre Albert Marinus qui s'est déroulée du 30 mars au 25 juin 2006 était consacrée au Petit Chaperon rouge.

Pourquoi cette exposition ?
Une fillette traverse la forêt pour apporter à sa mère-grand des galettes et un petit pot de beurre. Chemin faisant, elle rencontre un loup qui s’enquiert de sa destination... On connaît la suite de l’histoire, ou devrait-on dire les suites. En effet, le Petit Chaperon rouge se décline en multiples versions.

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LE DIABLE EN PERSONNE

affichediableAu contraire de Dieu, le diable possède de nombreux noms (Satan, Lucifer, Bélial, le Malin…), aussi nombreux sans doute que le sont les manifestations de sa malfaisance et les voies tortueuses qu’il utilise pour arriver à ses fins. Mais le diable est indissociable de Dieu et, à ce titre, appartient à l’inconscient collectif, particulièrement en Occident.
Devant un sujet aussi vaste, le Centre Marinus a décidé de limiter cette exposition, qui s'est déroulée du 3 mars au 12 juin 2005, à l’évolution de la représentation du diable du Moyen Age à nos jours et d’intituler cette manifestation "Le diable en personne".

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CHAUSSURES!

affichechaussuresPrésentée à la maison Devos (Musée communal de Woluwe-Saint-Lambert) du 11 septembre au 10 décembre 2003, cette manifestation qui mettait en évidence le savoir-faire des artisans et le talent des créateurs contemporains a réuni quelque 270 pièces issues de collections privées, d’institutions publiques et de maisons célèbres. Parmi celles-ci on peux citer : Ethnografish Museum (Anvers) - Mode Museum (Anvers) - Museum Mayer van den Bergh (Anvers) - Bibliothèque royale (Bruxelles) - Musée du Costume et de la Dentelle de la Ville de Bruxelles (Bruxelles) - Musées royaux d’Art et d’Histoire du Cinquantenaire (Bruxelles)...

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EDGARD TYTGAT, IMAGIER POPULAIRE

affichetygtatPrésentée à la maison Devos (Musée communal de Woluwe-Saint-Lambert) du 30 janvier au 14 avril 2002, cette manifestation rendait hommage au talent d’un des plus grands plasticiens belges et présentait la part de son travail consacrée aux traditions populaires et à la mythologie.
Les 140 oeuvres réunies à cette occasion provenaient tant de collections privées, parmi lesquelles la famille de l’artiste, que d’institutions publiques : Bibliothèque royale (Bruxelles) - Collection Dexia Banque - Musée des Beaux-Arts de Verviers - Communauté française de Belgique - Vlaamse Gemeenschap - Musée d’Ixelles - Musée de Louvain-la-Neuve - Galerie Michel Vokaer - Librairie F. Tulkens.

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LES NAINS DE JARDIN

affichenainsPrésentée à la maison Devos (Musée communal de Woluwe-Saint-Lambert) du 8 septembre au 15 novembre 2000 , cet événement proposant à la fois une approche ludique et scientifique, partait de la marginalité des nains dans les sociétés qui ont précédé les nôtres pour exposer leur rôle dans les légendes et les mythes de création du monde. Le visiteur pouvait y admirer des oeuvres de toutes provenances et de toutes époques : vases mayas, sculpture romaine, nains baroques et nains du XIXe siècle, pièces contemporaines dues au talent de Milan Knizak, Philippe Starck, Jean-Marie Krauth, Jean-René Hissard, Jean-Charles de Castelbajac.

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L'ATELIER DE CHARLES DE COORDE

affichedecoordeLe Centre Albert Marinus est devenue en 2001 l’heureuse dépositaire des archives et des œuvres de Charles De Coorde jusqu’alors conservées par le Centre perpétuant le nom de l’artiste. Afin de faire connaître au plus grand nombre la qualité atteinte par le peintre dans les diverses expressions de son travail, l’association a mis sur pied une importante rétrospective consacrée à ce plasticien trop peu connu. Cette manifestation s’est tenue à la Médiatine du 7 septembre au 9 octobre 2002.

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Chaque exposition est accompagnée d’une publication scientifique rassemblant des textes de spécialistes de ces différents sujets.